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Comment s'auto-motiver au travail ?

Mis à jour : juin 14

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La motivation est un vaste sujet, omniprésent dans la stratégie des entreprises et sur lequel on peut trouver une littérature très dense, présentant une multitude de théories. Les facteurs de motivation sont nombreux : rémunération, reconnaissance, plaisir au travail, relations sociales, conditions de travail etc. Ils sont autant de critères qui nous donnent envie de nous investir, et qui conditionnent donc notre performance. Tout manager dispose de ces leviers pour booster la motivation de son équipe.

L’étude « diagnostic de la motivation dans les entreprises françaises » réalisé par le Cercle pour la motivation (www.cerclepourlamotivation.com) en 2014, fait connaître les principales sources de motivation au travail. Les 2 facteurs principaux sont « le climat de travail positif » (42%) et « la reconnaissance » (42%). Il s’agit bel et bien de critères sur lesquels chacun peut avoir un impact, mais qu’on ne maîtrise pas entièrement pour booster sa propre motivation. Globalement, la plupart des facteurs de motivation dépendent des compétences et du bon-vouloir de l’ensemble de l’encadrement, de la direction et des autres parties prenantes décisionnaires.

En outre, dans un environnement toujours plus risqué, certaines entreprises ont parfois des difficultés à faire confiance et à donner de la reconnaissance ou de l’autonomie. Autant de pratiques qui font partie des principaux facteurs de motivation. On ne reçoit donc pas toujours ce dont on a besoin pour se stimuler. C’est vrai pour toutes les catégories de travailleurs. On dit parfois « plus on monte dans l’entreprise, plus on se sent seul », et même si on ne le dit pas, je le confirme. Les managers se retrouvent souvent seuls face au mur. Quant à ceux qui travaillent seuls, comme les auto-entrepreneurs ou les indépendants, ils n’ont d’autres moyens de se motiver que par eux-mêmes.

La capacité à s’auto-stimuler est donc un enjeu crucial pour être performant dans la durée, et éviter que les coups de mou ne durent trop longtemps, impactant négativement les résultats. L’enjeu est alors d’identifier les facteurs que l’on maîtrise et de les utiliser pour se donner un coup de boost.


Voici quelques clés qui vous permettront de vous auto-motiver au quotidien ou lorsque vous en ressentirez le besoin. Les pratiques que je recommande permettront d’atteindre un niveau de motivation différent en fonction du profil et de la sensibilité de chacun.


automotivation au travail

1. Provoquer le changement et se challenger


Le changement, quel qu’il soit, est une source de stimulation lorsqu’il est accepté. Il permet de casser la routine, et donc l’ennui, en nous faisant sortir de notre zone de confort, pour aller chercher le dépassement de soi.

Mon premier conseil est donc d’accepter le changement. Mais pour aller plus loin et trouver la motivation quand on en a réellement besoin, n’attendez pas qu’on vous impose ou vous propose le changement, mais au contraire provoquez-le.

Pour ce faire, analysez votre cadre professionnel et prenez soin de rester dans les limites de ce que vous pouvez faire, tout en dépassant la limite de ce que vous devez faire.

Voici quelques exemples de changements qu'il est possible d'implémenter parmi de nombreuses possibilités existantes :


- Se fixer de nouveaux objectifs ambitieux ;

- Développer un nouveau process, une nouvelle organisation ;

- Demander un changement de service ou une nouvelle responsabilité ;

- Rechercher un nouveau client ou un nouveau marché ;

- Initier un projet innovant qui apportera une valeur ajoutée à l’entreprise ;

- Modifier ses horaires, l’organisation de sa journée, ou encore plus simple, changer l’emplacement du mobilier de ton bureau.

Dans tous les cas, il sera indispensable d’accepter de se heurter à d’éventuels échecs sur ces nouvelles voies. Le but de la manœuvre est ici de bénéficier des bienfaits du changement en termes de motivation et de développement professionnel, indépendamment de l’atteinte des objectifs.


Cette pratique ne sera réalisable que si vous êtes à jour sur les tâches urgentes de votre travail, et ne fonctionnera pas en cas de surmenage. Elle est donc liée à l’absence de procrastination.


2. Mettre son travail à jour


Notre chère Larousse définit la procrastination comme la « tendance à ajourner, à remettre systématiquement au lendemain ». Que celui qui ne la pratique jamais jette la première pierre ! Et oui l’être humain a une fâcheuse mais compréhensible tendance à faire en priorité ce qui lui plaît davantage, au lieu de traiter l’urgent et l’important. Nous faisons ce qui nous donne du plaisir pour rester motivé et pouvoir dire « moi, je fais un travail que j’aime ». Mais réaliser uniquement les tâches que l’on apprécie à ses limites en termes de motivation.


Une des principales causes de stress au travail est cette pile de dossiers poussiéreux qui s’accumulent sur le coin du bureau, ou encore les tâches non stabilotées que nous retrouvons en retournant 3 pages en arrière dans notre cahier de to-do liste. Je suis sûr que vous voyez de quoi je parle. Mais le stress dû aux tâches non accomplies, gardées dans un recoin de notre conscience, absorbe littéralement notre énergie. Nous allons tout droit vers une des plus graves sources de démotivation : la fatigue morale.


C’est donc pour éviter cette fatigue démotivante qu’il est crucial d’être à jour sur ce type de tâches. Utiliser une classification datée de type urgent / important et réaliser régulièrement les tâches qui nous plaisent le moins permet de sortir de la procrastination. Vous serez plus serein dans une situation saine, moins fatigué, et par conséquent plus motivé.


3. Se focaliser sur la satisfaction client


Quelle meilleure reconnaissance que celle du client ? Nous travaillons tous pour satisfaire le client, qu’il soit interne ou externe, du moins c’est ce que l’on est sensé faire si l’on souhaite développer son business.


Vous entrerez ainsi dans un cercle vertueux.


Le focus client te permet de définir une stratégie et des actions pour augmenter sa satisfaction. Les retours sont de plus en plus positifs à chaque cycle, ce qui accroît la motivation à continuer à se focusser sur sa satisfaction, et ainsi de suite.


4. Rendre son travail socialement utile

Comme le montre l’étude mentionnée en introduction, le facteur humain et relationnel est un véritable vecteur de motivation. Tout travailleur fait partie d’un groupe social pouvant être constitué de divers acteurs. Ce sont principalement les clients, le personnel et les fournisseurs, entre autres parties prenantes.


Chacune de nos relations avec ces parties est l’occasion de se rendre socialement utile. Développer le bien-être au travail de son équipe, aider ses collègues en difficulté, créer des relations de confiance avec ses partenaires, participer à des œuvres caritatives… la liste des possibilités est longue. Ce sont autant de moyens d’enrichir la composante socio-professionnelle du travail. Cette gratification est une forme d’accomplissement de soi et peut par conséquent être une grande (et belle) source motivation.


Ces 5 pistes pour s’auto-motiver seront aussi utiles aux managers qui souhaitent développer leur équipe. En effet, donner de la motivation en continu consomme énormément d’énergie et de temps. Pourtant, une équipe doit être motivée pour être performante dans son travail. C’est pourquoi, enseigner à ses collaborateurs l’art de l’auto-motivation, bien qu’elle ne remplacera pas le manager, lui permet de souffler dans les moments où il a besoin de centrer sur une autre tâche. Si l’équipe devient autonome en termes de motivation, elle aura déjà réalisé un grand pas vers la performance.

Et vous ? quels sont vos astuces pour vous auto-motiver ? Que pensez-vous de ces méthodes ?

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